
2009 Linda Covit

Projet
Sons du versant
Sur le flanc de la colline, 54 délicates tiges de métal soutiennent de petits carillons créés de toutes pièces par l’artiste avec des boulons de zinc. L’installation sollicite à la fois la vue, avec ses cordelettes rose vif attachées aux tiges de métal brillant, et l’ouïe, avec le son délicat des carillons, lorsque le vent se lève.
Prenant en considération le terrain, l’artiste en occupe une partie triangulaire suivant l’inclinaison particulière de la pente, le quadrillant avec de fines tiges d’acier inoxydable. Le rythme régulier du tracé confère un caractère serein à l’œuvre, qui a été conçue pour être vue dans sa totalité depuis l’agora des Érables. Lorsqu’on se déplace devant elle, toutefois, une illusion de mouvement se crée et les tiges s’animent, un jeu se crée dans la perception de la profondeur.
La qualité méditative propre à la plupart des œuvres de l’artiste se trouve aussi dans Sons du versant. Elle est présente dès le début de sa carrière, et notamment en 1987, avec Sekibutsu-gun. Le point de vue en perspective sur les stèles commémoratives était déjà présent; de même, l’œuvre incluait un banc pour les regarder, qui forme une unité visuelle avec le reste de l’installation, tout comme l’agora est prise en compte.
L’influence de la culture japonaise a été marquante dans le travail de l’artiste, tout comme les œuvres sérielles des artistes minimalistes des années 1960. Ces références imprègnent aussi les nombreuses œuvres d’art publique de l’artiste, installées tant aux États-Unis qu’au Canada.
Pascale Beaudet, commissaire




